La fin des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale ne doit pas faire oublier la nécessité de poursuivre nos travaux de recherche sur la Grande Guerre ainsi que la valorisation de ses vestiges dans un objectif mémoriel et patrimonial. Nombre de traces demeurent dans nos communes (graffitis, tranchées, trous d'obus, casemates, impacts sur les murs, peintures...) et méritent que l'on réfléchisse au témoignage qu'elles apportent à nos contemporains.
La création du Musée Territoire 14/18, structurant l'offre du tourisme de mémoire sur plusieurs communautés de communes de l'Oise et de l'Aisne, participe à cette nécessaire prise de conscience de l'importance de cette page d'histoire nationale dans nos territoires. Plusieurs circuits pédestres ont ainsi été réalisés, fléchés et documentés sur le terrain par la pose de panneaux (Autrêches, Chiry-Ourscamp, Cuts, Machemont, Tracy-le-Mont...) et des sites remarquables ont pu être valorisés (Machemont, Tracy-le-Mont) mais il reste encore beaucoup à faire et d'autres sites sont menacés de disparition.
Née en 1996 pour sauvegarder ces vestiges, Patrimoine de la Grande Guerre poursuit son œuvre de préservation et de valorisation de cette mémoire des lieux. Merci de votre soutien.

3 novembre 2020
Pimprez,
préserver le bunker de l'île

Construit en 1915 par les Allemands pour contrôler le canal latéral à l'Oise à Pimprez, cet ouvrage fortifié de briques et béton est actuellement en péril, en raison de sa non prise en compte dans l'étude d'impact du Canal Seine Nord Europe (enquête publique du 5 octobre au 5 novembre 2020, prolongé d'une semaine). L'association Patrimoine de la Grande Guerre s'est positionné pour la préservation de ce bunker unique sur la voie d'eau fluviale.

14 octobre 2020
Canny-sur-Matz:
Alerte aux éoliennes

Dans le nord-est du département, des éoliennes fleurissent sur les champs de bataille de la Grande Guerre...

Outre le saccage du paysage, ces monstres de métal prennent possession du sol et du sous-sol des secteurs de combat de 14/18. Voies d'accès privées, massifs de béton de plusieurs dizaines de mètres de profondeur et de largeur... autant d'atteintes à ces terres gorgées du sang de nos aînés, dont beaucoup reposent encore dans les plaies des tranchées encore visibles...